Avant, il y avait plein de buts dans la vie :
Les week-ends, les fêtes entre amis, l'amour le vrai, les enfants, le mariage, les grands voyages en amoureux .
Aujourd'hui il ne reste plus grand chose ::
Je vis à une époque où les hommes blasés , englués d'autres histoires ne veulent plus se marier, plus d'enfants.
Comme si une femme les avait arnaqués la première fois.
Et plus personne ne croit en l'amour non plus, l'amour qui brûle, celui qui vous empêche de dormir .
Les grands voyages sont toujours remis à plus tard .
Alors me voilà, tous les rêves rangés.
La vie à un arrière goût de larmes … cette impression curieuse de ne pas en valoir la PEINE (littéralement) et que tout ce qui nous ai transmis par la littérature, le cinéma et les médias est totalement obsolète.
De faux rêves auxquels ils ne faudrait pas croire … de la distraction.
Je mange parce que j'aimerai que ca me console .
Je mange parce que je crois qu'un jour ca m'a consolée .
Je mange et ca n'a aucun goût, mon ventre se serre et j'ai la bouche sèche .
Je mange et ca ne me console pas alors j'essaye un autre aliment et ca ne me console pas.
Je mange avec rage, je pleure aussi .
Rien dans l'alimentation ne peut combler mes plaies
Mais ca remplit mon estomac et ca me donne envie de dormir et quand on dors on ne souffre pas .
Pour des raisons de santé je n'aurais jamais d'enfant .
Je vais faire ici plutôt que l'inventaire de tout ce que je n'aurai jamais - je le fais depuis déjà bien 3 mois et je ne m'étendrai pas sur la tristesse profonde dans laquelle ça me plonge - mais l'inventaire des avantages .
En ne devenant jamais mère, je :
- resterai éternellement une jeune fille irresponsable et libre de ces mouvements
- ne porterai pas la responsabilité d'une autre vie que la mienne
- ne passerai jamais 2h dans un parc à regarder et m'ebahir
- ne me lèverai jamais la nuit pour éteindre un cauchemar
- ne devrai pas trouver les mots pour expliquer l'amour et la séparation
- ne devrai pas expliquer que je ne comprend pas le monde dans lequel je vis
- ne devrai pas me remuscler le périnée
- ne devrai pas réveiller un homme pour qu'il se lève à ma place
- ne devrait pas assister au match des minis, au spectacle de fin d'année, à la réunion parents/profs
- n'aurait jamais de la peine de voir mon enfant partir du nid
- ne m'inquiéterai pas quand mon enfant sort la nuit
- ne m'inquiéterai pas de son futur
- ne devrai fixer les limites et m'inquiéter des dégâts psychologiques engendrés par l'éducation donnée
- n'aurait pas à choisir entre école privée et publique
- n'aurait pas à aider à s'insérer dans la vie professionnelle
- ne serait jamais une mauvaise mère
- pourrais profiter de la plage en fin de journée
-n'attendrai jamais la fin de la sieste pour sortir
- pourrais prendre des risques professionnels (et donc financiers )
- pourrais prendre mes vacances hors périodes de pointe
- n'achèterai jamais de pampers ni de crème pour les mamelons
- n'aurais jamais le ventre distendu ou avec des vergetures, idem pour les seins
- ne devrai pas gérer le dilemme maman / putain avec mon homme
- pourrai mourir fauchée sans peur pour les miens
- pourrai me lever tard et me coucher tard
- pourrai faire du bruit quand je veux (le jour et la nuit)
C'est déjà pas mal, si j'en oublie n'hésitez pas à commenter
Personne n'a le corps “de ses rêves”, les cheveux “de ses rêves ”, l'intelligence “de ses rêves ” …
Je n'ai pas les jambes ou les mains dont j'ai rêvé, pas la bouche, pas le ventre et la taille, pas la densité capillaire, pas la blague qui fuse, pas l'optimisme, pas les pieds, les genoux, le travail voire la vie.
Ce n'est pas très important en fait car à vrai dire personne n'a ce qu'il voudrait, ce qui signifie que chacun a quelque chose que quelqu'un d'autre voudrait .
Et que la perfection n'est pas de ce monde . On nous le serine des l'enfance , on ne le comprends que tard.
J'aimerai m'aimer, j'aimerai ne pas avoir à m'affamer, courir, faire de la gym et boire des décoctions au goût infect .
Mais je n'ai pas appris à m'aimer. J'ai même plutôt appris que le corps nous lâche petit à petit et qu'il faut se battre avec lui. Idem pour l'esprit .
In love you might give everything you have, have the best and clearest of intentions, hold a deep connection and still not succeed. You have to fight for what you want with your whole heart. But for how long? When do you stop going with the flow of the other person and his comfort zone? It’s tough when you realize your fairytale is long gone and you are simply watching another one unfold with bitter eyes. All you are doing is causing yourself pain and being a hardship for that new one. But one day someone will find this heart of yours the sexiest, most appealing thing in the world. You will remind her of the beauty of life and what home really is. And you will finally know, what you went through was worth it if it got you there. But until then, good luck.
- non parce que je croyai qu'on décidait d'avoir des enfants à 2
- ben oui, c'est évident
- oui , c'est pas si simple en pratique
- mais tu n'en as pas vraiment voulu parce que sinon tu en aurais ! ?
- ce qui signifie que j'aurais pu le faire toute seule ou contre la décision de l'autre ? Ça ne me paraît pas respectueux et un bien mauvais départ pour cet enfant
- tu trouves pas ça égoïste de ne pas faire d'enfant ?
- au contraire, je crois que c'est exactement l'inverse, l'égoïsme c'est de faire un enfant dans un cadre qui n'est pas bon pour son développement, ou de faire un enfant pour combler sa solitude...
- mais c'est l'aboutissement de toute une vie, c'est un des plus beaux événements de la vie !
- je le croyai et puis j'ai regardé autour de moi, des couples déchirés, dès pères qui n'en voulait pas, des mères qui étouffent leurs enfants, des enfants esseulés...
- donc tu n'en veux plus ?
- je n'en sais rien, j'aimerai croire que je peux avoir un enfant, j'aimerais croire que cela peut être beau et doux.
Dialogue classique et récurrent dans ma vie depuis quelques années...pendant ce temps là le temps passe, la vie décidé pour moi.
And once the storm is over, you won’t remember how you made it through, how you managed to survive. You won’t even be sure whether the storm is really over. But one thing is certain. When you come out of the storm, you won’t be the same person who walked in. That’s what this storm’s all about.
Haruki Murakami, Kafka on the Shore (via larmoyante)
Ma vie ne s'est pas déroulé comme je l'aurais voulu .
Je comprends que cela fait des années que je me sabote, que je ne m'autorise pas le meilleur .
Et que quand je frôle le bonheur je panique. Je suis tellement bien dans ce rôle que j'ai même des amies qui veulent que je continue à foirer .
Rester à sa place, obéir au plan : c'est aussi continuer à échouer pour rassurer tout le monde .
Il aura fallu que je me frotte à d'autres vies que la mienne pour comprendre qu'alors que j'avais construit ma vie sur milles contraintes et contrôles d'autres avait choisi délibérément de s'octroyer le meilleur .
Ce qui m'empêche de le faire ? La conscience, un espion hyper vigilant et exigeant qui ne tolère aucune incohérence et aucune faiblesse.
Du coup même lorsque je m'accorde le meilleur, j'ai été faible et capricieuse . Je ne vais jamais là où c'est facile , je ne vise pas trop haut, j'assume mes erreurs . L'enfer est pavé de bonnes intentions .
Les gens qui réussissent n'ont que faire de la cohérence ils vont â l'envie sans se morfondre sans se punir sans se réduire ou se maudire . Ils ne se justifient jamais et qd ca se complique ils découvrent la difficulté et la dépasse fièrement ... Je ne peux m'empêcher de trouver cela un peu décevant mais c'est tellement plus gratifiant
Et voilà que je juge celui qui est heureux mais combien il a raison , ce bienheureux qui plie le monde à son désir et ne le découvre qu'au rythme de son évolution.
Après la crise, quand tout a été cassé, quand on est fragile et que tout change,.. (quelle que soit la crise: perte d'un proche, perte d'emploi, rupture ...) Plus jeune j'ai souffert de troubles du comportement alimentaire, et.puis ... Vous pouvez me suivre aussi sur hippolyte-ecrit